Oui vous avez bien lu : je DÉTESTE les rômaji. Pourtant vous en trouverez partout sur mes réseaux et sur mon site internet.
Suis-je schizophrène ? Hypocrite ? Y a-t-il un petit lutin qui s’amuse à ajouter à mes articles des rômaji quand j’ai le dos tourné ?
Bien sûr que non (même si ça serait drôle). Pour vous expliquer combien les rômaji sont, de mon point de vue, nocifs pour tous ceux qui souhaitent apprendre le japonais, je me dois de donner quelques explications plus détaillées sur leurs origines, mais aussi sur leur usage.
Qu’est-ce que les rômaji ?
Les rômaji, ça sert à quoi ?
Les rômaji sont les lettres latines que nous utilisons pour lire phonétiquement le japonais. Ce nom de ローマ字 (rômaji) veut tout simplement dire « lettres romaines », rôma – ji en japonais.
Cette transcription nous permet de prononcer les mots que nous ne savons pas lire en kana ou en kanji, sans avoir la moindre connaissance de l’écriture nippone.
Exemple avec le mot « professeur » :
- en kanji : 先生
- en alphabet hiragana : せんせい
- en transcription rômaji : sensei
Maintenant que je vous ai dit ça, vous vous demandez peut-être… mais alors c’est quoi le problème ? C’est génial de pouvoir retranscrire du japonais en rômaji !
Si seulement c’était aussi simple !
Il n’y a pas de système officiel et unique pour les rômaji
C’est là qu’apparait déjà la première grosse difficulté !
Il faut savoir que, même dans les livres officiels, les transcriptions rômaji d’un même mot japonais ne sont pas toujours les mêmes.
En effet, il existe 3 grands systèmes pour retranscrire les syllabes japonaises en alphabet latin :
Se basant tantôt sur la phonétique, tantôt sur une retranscription stricte des kana, ces différentes transcriptions rômaji d’un même mot japonais peuvent vous embrouiller.
Le mot ラーメン en katakana, peut par exemple se retranscrire en rômaji en “râmen” ou en “lâmen”. Nous avons pris l’habitude de voir “râmen” un peu partout en France, mais d’un point de vue purement phonétique « lâmen » serait le plus juste des deux.
De même, la capitale japonaise 東京 (とうきょう) doit elle se retranscrire en Tôkyô, Tokyo ou Toukyou ?
« Toukyou » vous semble peut-être loufoque et pourtant, c’est la traduction la plus proche des hiragana originaux, mais c’est celle qui risque le plus de vous induire en erreur et entrainer une mauvaise prononciation du mot.
Ce qu’il faut retenir c’est qu’il n’y a pas de traduction parfaite du japonais en lettres romaines.

Quel est votre objectif ? Voyager au Japon ? Échanger avec des Japonais ?
Lorsque l’on se lance dans le japonais, il est tentant de commencer par apprendre des mots en rômaji. Cela ne demande aucun effort particulier, et ça contourne la principale difficulté de cette langue qu’est l’écriture. Il est en effet très facile à l’heure actuelle de trouver sur Internet des listes de vocabulaire entièrement écrites en rômaji. J’ai moi-même commencé par là quand j’étais adolescente. 😅
Il n’est pas non plus rare de croiser des mots nippons au détour d’un forum ou d’une discussion Facebook, intégrés dans un texte en français.
Je suis certaine que vous avez déjà croisé des posts du style :
« Mina-san, konnichiwa ! Regardez ce neko, il est trop kawaii, pas vrai ? Mata ne ! »
Si vous avez compris les phrases ci-dessus : félicitations ! Vous connaissez déjà quelques mots courants en japonais. Mais êtes-vous sûrs de réellement les connaître ? Sauriez-vous les écrire en hiragana, ou mieux, en kanji ? Et si vous les voyez dans un texte en japonais, pourriez-vous les lire ?
En ne connaissant que les rômaji, probablement pas. Et ce n’est pas forcément problématique si vous ne souhaitez pas aller plus loin dans l’apprentissage du japonais. C’est vrai quoi, tout le monde n’a pas envie de lire ou écrire le japonais couramment, et c’est totalement OK ! On peut se contenter de bredouiller quelques mots à l’oral pour notre plaisir, et il n’y a aucun problème à ça.
Mais si vous souhaitez pousser la porte des connaissances un peu plus loin, il faudra rapidement se détacher des rômaji, et finir par apprendre les deux alphabets syllabaires (les kana).

Faut-il utiliser les rômaji ?
Des indications en rômaji au Japon ?
Déjà, il est clair que savoir tout écrire en rômaji ne vous aidera pas une fois au Japon. En effet, vous ne trouverez pas grand-chose écrit dans notre alphabet latin au pays du Soleil Levant, et certainement pas les mots que vous avez appris. Là-bas, les rômaji servent à retranscrire les noms de villes, de gares ou de personnes pour que les étrangers puissent les lire. Il est fort peu probable que vous trouviez un journal avec des news écrites en rômaji… et heureusement ! ✨ Car sans les kanji, ce serait vraiment incompréhensible. (Vous découvrirez bientôt pourquoi dans un prochain article !)
Apprendre des choses fausses : Mina-san, kawai, mata ne !
Mais surtout, les rômaji peuvent vous induire en erreur, voire vous faire apprendre des choses fausses.
Reprenons l’exemple ci-dessus, et comparons la retranscription « classique » en rômaji, et la version originale en hiragana (je ne mets pas de kanji pour que ce soit un poil plus facile cette fois-ci ? ) :
Mina-san (tout le monde) = みなさん
Konnichiwa ! (bonjour!) = こんにちは!
Neko (chat) = ねこ
Kawaii (mignon) = かわいい
Mata ne ! (à plus !) = またね!
À première vue, tout semble OK, n’est-ce pas ? Pourtant, si l’on regarde d’un peu plus près :
- le suffixe « さん » utilisé après les noms est écrit en rômaji « -san », en rajoutant un tiret. Or, ce tiret n’existe pas en japonais. ?Il ne faudrait pas écrire Mina-san, Kimura-san, Naruto-san ou Sophie-san, mais bien Minasan, Kimurasan, Narutosan, Sophiesan. Ou alors, mettre un espace entre les deux mots (bien que les espaces n’existent pas en japonais… !).
- De même, le mot こんにちは a la particularité de se prononcer « konnichiwa », mais de s’écrire « konnichiha ». Ce qui pose à nouveau un souci lorsque l’on veut l’écrire en hiragana, car si on n’a pas appris dès le départ la bonne orthographe, on se trompe. Là-dessus, même les Japonais font la faute… je ne jette pas la pierre qu’aux rômaji 😉.
- L’adjectif kawaii que je vois souvent écrit « kawai » en rômaji, car bien des personnes font la faute de ne mettre qu’un seul « i » à la fin. Mais en japonais, il s’écrit bien かわいい ; les deux « i » sont indispensables.
- Dernier exemple ici avec l’expression « mata ne ! » qui veut dire « à plus ! ». En voyant ça, certaines personnes vont la prononcer « mata neuh », alors que le « E » en japonais se prononce toujours « É » comme dans « éléphant ».
D’autres fautes…
Je pourrais vous faire une liste longue de 3km sur toutes les fautes de ce genre que je vois passer, uniquement à cause des rômaji. Pour n’en citer que quelques-unes : la mauvaise prononciation du « R », les allongements oubliés, les « H » inexistants ou non prononcés, la consonne ん (N) mal placée ou oubliée, le fait de confondre le し (SHI) et le ち (CHI), etc.
Et je ne parle même pas du fait qu’un mot écrit en rômaji peut signifier 2 ou 3 choses différentes si on n’a pas le kanji pour nous en donner la signification exacte…!
Ça peut paraître anecdotique, mais le fait de s’habituer à voir les mots écrits en rômaji pose de réels problèmes une fois que l’on pratique la langue japonaise. Une bonne partie de mes élèves commettent souvent les fautes dont j’ai parlé ci-dessus, et il me faut m’armer d’une grande patience et de nombreuses remarques pendant plusieurs mois pour parvenir à leur faire enfin oublier leurs mauvais réflexes.

Du meilleur moins pire usage des rômaji
Dans mon monde idéal, personne n’utiliserait les rômaji.
Cependant, soyons réalistes, la plupart des personnes qui commencent à s’intéresser au japonais ne connaissent pas encore les kana. Elles sont alors à la recherche de traductions phonétiques rapides pour mieux comprendre cette langue si différente.
Et vous savez quoi ? C’est normal ! Pas de raison de culpabiliser.
Du coup, personnellement, je préfère intégrer une lecture en rômaji dans tous mes contenus gratuits et grand public, à savoir sur mon site ou sur mes réseaux. Ainsi les complets débutants ne sont pas exclus et peuvent déjà commencer à se projeter dans leur apprentissage. ✨
Voilà, vous le savez à présent, aucun lutin maléfique ne retouche mes contenus dans mon dos ! 😆
Mon guide des rômaji
Du coup, j’ai décidé de vous proposer un petit guide des rômaji tels que je les utilise lorsque je transcris des mots japonais dans mes contenus :
- Les allongements type おう et オー… se retranscrivent avec un ^ sur la voyelle allongée.
ex. おう ⇒ ô / こうえん ⇒ kôen - Les allongements avec deux voyelles (おお, いい, ああ…) se retranscrivent avec deux voyelles.
ex. いい ⇒ ii - Les petits つ se retranscrivent en doublant la consonne.
ex. ホット ⇒ hotto - Les exceptions de prononciation sur les particules は et を et へ se retranscrivent respectivement en wa, o et e pour respecter leur prononciation.
- Lorsqu’on transcrit une phrase japonaise en rômaji, on ne met aucune majuscule en rômaji.
- En revanche quand un nom propre en japonais est inclus, alors on met une majuscule au nom propre (ex. noms de villes, noms de personnes japonaises…)
- On met un espace entre chaque mot et également entre chaque particule.
ex. 私の車です ⇒ watashi no kuruma desu - Les préfixes type さん, くん sont séparé du mot qu’ils qualifient par un espace.
ex. 山田さん ⇒ Yamada san - Les préfixes honorifiques お et ご s’écrivent attachés au mot qu’ils qualifient : ex. お酒 ⇒ osake
Apprendre les kana (et les retenir) en seulement 30 jours
Je sais qu’avec ces trois alphabets différents – hiragana, katakana et kanji – il est facile de se sentir découragé à l’idée d’apprendre le japonais. Pourtant apprendre les kana est une étape décisive, la meilleure manière de débuter un apprentissage “sain” de la langue.

Oubliez les rômaji, apprenez vos kana, et tenez-vous-en aux kana !
Forte de mes nombreuses années d’enseignement du japonais, j’ai d’ailleurs mis au point une méthode redoutable pour apprendre les kana en un mois.
Il vous faudrait quatre fois, voire cinq fois plus de temps pour oublier les mauvais réflexes acquis si vous prenez l’habitude d’utiliser les rômaji.
Et entre nous, c’est quand même beaucoup plus la classe de tout écrire en japonais, plutôt que d’utiliser le même alphabet que tout le monde… pas vrai ? 😋
Imaginez, vous voilà au Japon, capable de lire le menu au restaurant et de commander les plats les plus appétissants, de lire les indications autour de vous, de déchiffrer certaines publicités…
… vous finissez la journée au karaoke, chantant à tue-tête le générique de votre anime préféré (et oui les paroles des chansons aux karaoke sont indiquées en kana). 😉
Découvrez cette méthode maintenant et partez sur des bases saines !







18 commentaires
COUTIER Eric
Bonjour
je suis entièrement d’accord avec vous ! Passer par le romaji est une perte de temps !!!!
J’ai commencé par des ouvrages de vulgarisation tel que « 40 leçons… » et « Assimil », ce qui me bloquais c’était l’usage systématique du romaji…
Inconsciemment, cela attire l’œil… L’être humain est fainéant par nature, il va ou c’est le plus facile.
Si seulement, il était utilisé en appui, en secondaire, écris plus petit, un peu comme les furiganas sur les kanji pour débutant.
Quel déception !
Vous qui êtes une fervente anti-romaji, et qui proposer comme essai des feuillets uniquement en romaji :((
Un débutant en japonais qui aimerai apprendre cette langue mais qui galère
Sophie - Cours de Japonais
Bonjour Eric, merci pour votre commentaire !
C’était mon gros dilemme lorsque j’ai écris ce guide pour débutants : rômaji ou pas ?
A contre-cœur, j’ai opté pour les rômaji car, comme je l’ai expliqué au début du livre, je souhaitais le rendre accessible au plus grand nombre. Et je sais que tout mettre en kana en aurait rebuté plus d’un.
J’ai voulu mettre kana + romaji mais ça prenait vraiment beaucoup de place et c’était beaucoup moins agréable à lire, donc j’ai fait le choix du 100% rômaji (ce qui est exceptionnel pour moi !).
C’est pourquoi j’encourage très fortement mes lecteurs dès la 2ème page à rapidement apprendre les kana pour ne plus utiliser les rômaji par la suite 😉
Vernet Patrick
Bonjour à vous Eric, Sophie et, André (2h57 en ce 15 octobre 2021)
Pardonnez moi pour ce long commentaire mais, il faut que je vous explique pourquoi les rômaji me sont indispensables, pour moi qui me suis lancé dans l’apprentissage du Japonais depuis seulement le 11 de ce mois d’octobre.
En 2013 j’ai eus l’arrivé d’un cancer qui m’a coûté 6 mois d’hospitalisation d’affilés avec 1 mois et demi de coma au départ.
En 2015 retour du cancer qui m’a valut « seulement » 4 mois d’hospitalisation d’affilés, avec une 15aine de jours de coma au départ.
Donc la totalité de ces 2 mois de coma m’ont complètement mis le cerveau en vrac.
Ce qui fait que, malheureusement, je n’ai plus du tout de mémoire, ou en tous cas, je n’ai plus la mémoire comme tout le monde l’a pour apprendre quoi que ce soit
Ce qui vous en conviendrai aisément, est très triste pour moi qui ai un métier de Serveur Barman dans les mains avec 25 merveilleuses années de pratique.
Donc, si pour moi les rômaji n’existaient pas, je serais littéralement incapable de retenir le dessin d’un kana, quelque soit celui-ci, Hiragana ou Katakana.
Et je ne vous explique même pas la catastrophe que cela serait pour les mots uniquement avec les dessins.
Donc Eric, lorsque vous stipulez que :
Passer par le romaji c’est une perte de temps.
J’ose simplement espèrer que vous ne parlez que pour vous même.
Je vous souhaite une excellente journée, Madame, Messieurs.
Renarion
Salut,
Je ne suis pas vraiment/pas du tout d’accord avec les points de vu anti-rômanji.
Je m’explique : pour moi, tout dépend de l’objectif de l’apprentissage (qui est personnel à chacun).
Quel est l’objectif ?
=> Vivre au japon ? Lire le journal ? Apprendre PARFAITEMENT une nouvelle langue ? Dans ce cas, oui, l’écrit est une obligation !
=> Découvrir une nouvelle langue ? Pouvoir tenir une conversation ? Visiter le japon pour 1 semaine ? Regarder des séries en VO ? Dans ce cas je risque de faire mal au cœur des amoureux des kanji mais ici, l’apprentissage de l’écrit est accessoire.
Par contre je suis d’accord avec un point de cet article, si l’on ne passe que par le rômanji, alors il faut le faire sérieusement !
Déjà, s’en tenir à une méthode de transcription (Hepburn généralement). Ensuite prendre en compte toutes les règles de grammaire ! L’exemple de kawaii est bien choisi. Le japonais est une langue agglutinative, alors il faut bien comprendre que kawai est le radical de kawaii (d’où l’importance de doubler le i). Idem pour la prononciation : comprendre la différence entre les terminaisons en shi et en chi est primordial pour conjuguer ses verbes.
Bref, la rigueur c’est la base pour travailler une langue ! Cependant, il n’existe pas de système meilleur qu’un autre, tout dépend des objectifs que l’on se fixe.
Lormeister
Bonjour, je comprends le titre polémique. Mais le japon possède une écriture « artificielle » issue des peuples chinois, partiellement simplifiée il y a 1000 ans avec les kanas. Les mots issus du chinois (principale langue étrangère) étaient écrits en katakanas. Ce n’est plus le cas maintenant. On se retrouve avec un peuple qui doit apprendre 4 alphabets, un système de prononciation variable pour les kanjis s’ils sont seuls ou accolés, une prononciation syllabaire pour les kanas, et lettre à lettre pour les caractères romains.
Contrairement à ce qui est écrit dans l’article le kanji ne permet pas dans les faits une compréhension correcte là où les romajis/kanas échoueraient, l’oral suffit.
C’est une langue sobre qui exprime ses subtilités dans son contexte, son sous-entendu. Elle ne s’est pas construite sur l’écrit. Les romaji ne méritent certainement pas d’être détestés.
André Soulière
Mao Tse Dong voulait remplacer les kanjis avec l’écriture latine, mais il n’avait pas d’appui.
L’avantage des kanji, c’est que le sens est reconnaissable par plusieurs langues.
Comparez un kanji avec les termes chaise, Stuhl et silla (français, allemand, espagnol).
Notre attitude pourrait être ethnocentrique. Il faut considérer que les arabes et les chinois doivent apprendre 4 différents alphabets pour comprendre les langue européenne : lettres moulées (majuscules et minuscules) et cursives (majuscules et minuscules).
Pourrait-on réduire nos écritures à une seule ? Pourrions-nous vivre sans l’écriture cursive ?
Knightmare
Les kanjis ne sont pas du tout une source de clarification pour la langue japonaise. Par exemple dans certains documents administratifs japonais (pour la retraite ou les documents bancaires) il est demandé de rajouter à coté des kanjis du nom, la correspondance en furiganas. Tout ça parce qu’un prénom dit différemment peut d’écrire de la même manière selon le kanji choisi.
Poétique, historique, je veux bien. Mais pratique, utile, adapté à la structure de la langue orale japonaise non.
Le plus triste c’est pour les petits japonais souffrant de dyslexie. Difficile de plus pénaliser un gosse dès le départ…
Cédric
Personnellement je pense que les hiragana et katakana sont INDISPENSABLE, mais je garde les româji comme utile un complément pour la mémorisation de la phonétique du vocabulaire. Les kanjis sont indispensables aussi et pafois je bug quand je vois des mots qui sont normalement en kanjis ou en katakana écrit en hiragana ( にほんご わがきばんど ). De plus sans les hiraganas ont ne comprend pourquoi le son H devient un B ou un P, ou pourquoi un TSU disparait !
Ping :
katherine
c’est tout de même grâce aux romaji que j’ai pu apprendre du vocabulaire et quelques bases de syntaxe afin de m’exprimer à minima au Japon ; je ne suis donc pas contre ; j’en touche toutefois les limites lorsque je voudrais lire un peu les affiches , les plans et autres écrits utiles à tout voyageur !
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