おはよう!
Afin que vous sachiez un peu à qui vous avez affaire, qui je suis et pourquoi je fais ce site, je vous propose une petite rétrospective.
Il faut savoir que mon parcours d’apprentissage du japonais a été chaotique, surtout à ses débuts. Dès mes 13 ans, je suis tombée follement amoureuse de la musique japonaise. Pendant 3 ans, j’ai appris par cœur les paroles de mes chansons préférées, même si je ne comprenais pas du tout ce que je chantais.
Petit à petit, j’ai commencé à retenir les mots de vocabulaire qui revenaient le plus fréquemment dans les chansons. Mais cela restait dans des champs lexicaux très particuliers (l’amour, le rêve, le désespoir, la souffrance, etc.), et cela ne me servait pas du tout pour communiquer avec des Japonais.
Au printemps de mes 15 ans, j’ai eu l’opportunité d’aller passer 3 semaines chez une famille d’accueil dans la ville de Gifu, au centre du Japon. J’étais évidemment incapable de discuter avec elle, mais ce voyage a renforcé mon amour pour la culture nippone, le pays et ses habitants. Aussi, après le lycée, j’ai intégré l’INALCO à Paris pour pouvoir étudier sérieusement la langue japonaise. Ce cursus était très axé sur la traduction littéraire et l’Histoire du Japon, sujets qui ne m’intéressaient pas du tout à l’époque (alors que maintenant j’adorerais faire ça ! <__<).
Soutenue financièrement et moralement par mes parents, je suis partie apprendre le japonais directement au Japon dans des écoles de langue à Tôkyô et Fukuoka. C’est là que j’ai réellement commencé à progresser, mais aussi à me prendre en pleine figure la principale difficulté de cette langue : les kanji !
Ahhh, les kanji. Que de souvenirs avec eux ! Au départ, je les détestais purement et simplement. Je me disais que c’était trop compliqué, qu’il y en avait trop, et que je n’avais qu’à tout écrire en Hiragana & Katakana. Et que tout se passerait bien comme ça… jusqu’à ce que je n’eus plus d’autre choix que de me mettre sérieusement à les apprendre. Sauf qu’entre le rythme soutenu d’une école japonaise, les contrôles quotidiens et mon cerveau de Française incapable de retenir 10 nouveaux kanji par jour… j’ai tout simplement décroché.
Lors de mes deux derniers mois à Tokyo, je ne faisais même plus l’effort d’apprendre les kanji demandés par les profs car c’était peine perdue. Je m’étais donc concentrée sur la grammaire et le vocabulaire, choses que j’ai parfaitement retenues.
Puis, lorsque je suis rentrée en France, j’ai fait des études de tourisme, et ensuite d’événementiel. Pendant ces trois années, je n’ai plus parlé japonais du tout. Je continuais à écouter de la musique nippone tous les jours, mais je n’avais aucune pratique de la langue. A 21 ans, lorsque j’ai effectué mon stage de 4 mois chez une agence événementielle spécialisée dans la musique japonaise (RIP Râmen Events), j’ai dû dérouiller mes compétences linguistiques et… c’était la catastrophe !
3 ans sans pratiquer une langue, c’est très long. Le premier mois, j’arrivais à comprendre ce que les artistes me disaient, mais je ne pouvais pas vraiment m’exprimer. Le deuxième mois, j’arrivais à formuler des phrases simples avec du vocabulaire basique. Au bout du troisième mois, ça commençait à revenir tout doucement et je retrouvais mes marques. A la fin de mon stage, j’avais à peu près retrouvé le niveau que j’avais en quittant le Japon (un petit JLPT4).
J’ai alors commencé à donner des cours particuliers de japonais. Au début c’était uniquement pour des ami(e)s ou des collègues de mon mari. Je n’avais aucune structure officielle (ouais, c’était au black, on peut le dire ? ), et je travaillais à temps plein dans le tourisme. Puis au fil des mois, j’ai reçu de plus en plus de demandes, et j’ai entraperçu une possibilité de me consacrer à cette activité professionnelle. Mais pour cela, il fallait que je renforce mes bases et que je m’améliore considérablement afin de ne pas enseigner n’importe quoi. J’ai toujours été soucieuse de faire les choses bien, et il m’était inconcevable de me faire payer pour des cours de mauvaise qualité (c’est toujours pareil à l’heure actuelle, et même plus encore !).
C’est à ce moment là que j’ai trouvé ma vraie première motivation pour apprendre le japonais : devenir une bonne professeure. Je me suis retroussée les manches, j’ai enclenché la vitesse supérieure, et j’ai réussi à valider un niveau JLPT3 avec une note de 17/20, uniquement grâce à mon travail personnel. Quelle ne fut pas ma fierté de voir que je pouvais accomplir ça toute seule, alors que jusqu’à présent j’étais toujours « passée entre les gouttes » ! (tu sais, quand tu bosses juste le minimum pour avoir ton brevet, ton bac, tout ça… ? )
Depuis cette période, j’ai pris de nouvelles habitudes : minimum 1h de japonais par jour, pratiquer autant que possible, échanger toutes les semaines sur Skype avec ma meilleure amie japonaise, lire et regarder tout types de supports sans sous-titres, etc.
L’année dernière, je suis retournée en école de langue pendant 6 mois à Kyôto, et à mon retour en France j’ai validé le niveau JLPT2. Mon prochain objectif est le N1, chose que je n’avais jamais envisagé de ma vie car ça me paraissait absolument inatteignable. Je me laisse 2 ans pour le passer car l’écart entre le N2 et le N1 est monstrueux (1000 kanji, 150 points de grammaire, 4000 mots de vocabulaire).
Le but de ce site est avant tout de partager les connaissances que j’ai acquises durant ces années d’apprentissage, et ainsi pouvoir aider encore plus de personnes à parler couramment japonais. Vous aurez notamment le choix de suivre des cours gratuitement via les articles que je posterai dans cette catégorie, ou bien d’accéder à une formation en ligne complète, adaptée à votre niveau. Je vous donnerai aussi tous mes conseils & astuces acquis au fil du temps 😉
Et d’un point de vue plus personnel, je souhaite aussi me créer un espace de liberté, d’écriture et de travail, et le partager avec vous.
Étant passionnée de musique, j’ai depuis longtemps l’envie de traduire mes chansons nippones préférées afin d’améliorer ma grammaire, ma compréhension écrite et ma capacité de traduction du japonais au français. J’aimerais vous faire profiter de ce travail en vous proposant le vocabulaire, les kanji et les points de grammaire intéressants de chaque chanson sous forme de fichiers téléchargeables séparés en 3 niveaux : Débutant, Intermédiaire & Confirmé. Ainsi, vous pourrez améliorer votre japonais en même temps que moi, et ce quel que soit votre niveau actuel.
Je fais également tout ça pour vous montrer qu’il est possible de progresser considérablement en japonais grâce aux chansons, et vous faire découvrir de quoi parlent réellement les morceaux que vous connaissez (ou que moi j’adore). Vous pourrez vous vanter de comprendre parfaitement ce que vous chantez lors des karaoké, en conventions ou au Japon ?
Alors, est-ce que vous êtes aussi motivés que moi quant à la suite du programme ?!
Vous pouvez déjà retrouver ma première traduction juste ici ! (^^)
J’ai déjà quelques autres idées de chansons à traduire, mais comme je le fais aussi pour vous, j’aimerais connaître vos morceaux japonais préférés ! Donnez-moi vos suggestions dans les commentaires, et les chansons les plus citées intégreront le site ! ?
78 commentaires
Yaneck
Du Kagrra je suis preneur 😉
Manekipousse
Je me suis lancée dans l’anime どろろ et j’aimerais beaucoup comprendre le premier opening 火炎 (Fire) ! 🙂
Anne-Lise
Je trouve ton parcours vraiment intéressant et courageux 🙂 je ne connais pas du tout la culture japonaise et me réjouis de pouvoir découvrir des chansons 🙂 On peut faire passer pas mal de choses avec la musique et c’est un bon moyen d’être motivé à apprendre une langue!
Mylène-Fumiko
Pour la traduction d’une chanson japonaise,
j ‘aimerai bien Shunkan Sentimenal du groupe japonais Scandal.
Jacques
Bonjour Sophie,
J’aimerais si cela vous est possible disposer de la traduction de Gion Cho par Band Maiko ( Band maid).
On peut trouver la vidéo sur YouTube https://youtu.be/umSt7oMUMcs
Merci d’avance pour votre aide
Très cordialement
najib
Bonjour sophie,
Merci pour vos efforts et votre aide, très reconnaissant.
Pour les deux chansons que je proposes :
BEGIN : Shimanchu nu Takara
NAKANISHI YASUSHI : Saigo no ame
Merci beaucoup.
Marine
Comme tu le sais, c’est aussi la musique qui me pousse à apprendre la langue japonaise (j’ai essayé de regarder la vidéo de Kagrra, mais j’y arrive toujours pas à chaque fois je pleure, je bloque, j’abandonne désolée).
Comme chanson à traduire j’aimerai bien 0 de Kizu (ce PV m’intrigue tellement) s’il te plait (et je suis sûre que ça plairait à Tsu aussi)
またあした!
Marine
Christian Courel
Tu dois connaître le groupe de Hokkaido, Sakanaction. La chanson serait yoru no odoriko
Virginie
こんにちわ moi j’écoute et j’adore toutes les chansons de kana nishino elle est géniale. Je vous les conseille 😁
Ophé
Coucou, j’aimerais traduire la chanson du générique de fin de l’anime « 君のすいぞうすいぞうを食べたい », la chanson s’appelle « 春 暑 秋 冬 » de Sumika.
J’ai adoré cet anime que j’ai vu au cinéma. Et c’était super car le générique défilait en japonais donc j’ai pu lire en même temps et chanter, et aussi comprendre certains mots et kanjis !
ありがとうございます !
Maxime
Shocking lemon – Inner light 🙂