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Les anciennes estampes avec leurs monstres et fantômes japonais typiques

7 films d’horreur japonais pour fêter Halloween

Dans les années 2000, la J-horror, une vague de films d’horreur japonai,s a envahi la France, faisant découvrir au public européen d’autres aspects de la culture nippone. De nombreuses personnes ayant grandi à cette époque ont alors commencé à s’intéresser aux yûrei, yôkai et autres fantômes de l’archipel.

Puisque ces films ont contribué à faire connaître et apprécier le Japon en France au même titre que les manga, anime ou encore jeux vidéo de l’époque, j’avais envie de vous préparer un petit top de 7 films d’horreur japonais à découvrir ou à redécouvrir, avec ou sans sous-titres. 👻

Ring (リング, ringu)

リング

Réalisé par Hideo Nakata, Ring est une adaptation du roman de Kōji Suzuki. L’histoire est simple : une cassette vidéo maudite circule et tue en 7 jours ceux qui la regardent. L’héroïne du premier film tente de comprendre les origines de cette malédiction afin de sauver son fils qui l’a malencontreusement visionnée. Elle découvrira alors l’existence d’une jeune fille nommée Sadako, dont le destin tragique est responsable de toute cette histoire.

L’intelligence de Ring, son succès, est sans doute liée à ce mélange entre la figure traditionnelle du yûrei japonais : jeune femme trahie en robe blanche et aux longs cheveux noirs et les nouvelles technologies des années 2000 permettant une diffusion originale de la malédiction.

Ce film est LE grand classique représentatif de la J-horror. Il a été adapté aux États-Unis et a donné lieu à d’innombrables suites. En ce moment (fin 2022) sort même au Japon un énième film de la franchise nommé « Sadako DX ».

Ju-on (呪怨, juon)

呪怨

Adapté lui aussi aux Etats-Unis sous le nom The Grudge, Juon met lui aussi en scène un yûrei classique, mais encore très peu connu en Europe.

Si Ring met en avant la peur des nouvelles technologies, Juon repose plutôt sur le thème de la maison hantée, mais avec quelques petites variations. Lui aussi a connu une multitude d’adaptations jusqu’à aujourd’hui, notamment en série sur Netflix. Les fantômes emblématiques de Ring et de Juon ont même eu le droit à un film commun en 2016 nommé Sadako vs Kayako (un peu comme Jason vs Freddy Krugger ou Alien vs Prédator aux États-Unis).

Dark Water (仄暗い水の底から, honogurai mizu no soko kara)

仄暗い水の底から

Dans ce film, une jeune mère fragile qui vient de divorcer lutte pour obtenir la garde de sa fille. Alors qu’elles emménagent dans un nouvel appartement, d’étranges phénomènes se produisent dans l’immeuble. Dark Water est un film d’horreur japonais jouant avant tout sur l’atmosphère et sur la psychologie de personnages qui semblent tous au bord du gouffre. Il donne également une grande importance à l’eau, associée au Japon aux esprits et au monde surnaturel en général.
Cela ne vous surprendra pas, Dark Water a lui aussi été adapté aux États-Unis 😉

Tomie (富江)

富江

Le pitch du film : la police japonaise enquête sur le meurtre d’une lycéenne nommée Tomie Kawakami. Une affaire très étrange puisque dans les mois qui ont suivi le crime, neuf élèves et un professeur se sont suicidés ou ont perdu la raison.
Sans trop en révéler, Tomie est un personnage fascinant, créé par le mangaka de génie Junji Ito. Un monstre vraiment pas comme les autres et dont je n’ai jamais vu d’équivalent ailleurs. Tomie fait partie de la culture japonaise et a également connu de nombreuses adaptations cinématographiques (pas moins de 9 films !!), mais curieusement n’a jamais passé les frontières. Peut être que la figure de cette jeune femme monstrueuse mettait trop mal à l’aise ?

Forest of love (愛なき森で叫べ, ai naki mori de sakebe)

バトル・ロワイアル

Sion Sono est un réalisateur assez fou et qui propose des films vraiment particuliers. Son cinéma ne va donc pas plaire à tout le monde. Parmi ses films les plus connus, on compte notamment Suicide Club ou encore Cold fish. Dans Forest of Love, il reprend une de ses thématiques préférées : celle de la manipulation psychologique. On y suit en effet un homme charismatique qui n’hésite pas à manipuler de jeunes gens de milieux variés en utilisant leur admiration pour lui pour les mener jusqu’au meurtre. Loin de l’horreur surnaturelle de Ring ou de Juon, les films de Sion Sono ont le don de vous mettre extrêmement mal à l’aise en révélant toute la noirceur de l’âme humaine.

Kwaidan (怪談)

怪談

On s’éloigne de la J-horror pour remonter aux classiques les plus anciens du cinéma d’horreur japonais. Kwaidan, réalisé en 1964 par Masaki Kobayashi, est basé sur les légendes consignées par écrit par le célèbre écrivain Lafciado Hearn (que je vous conseille vivement de lire si la culture et les légendes japonaises vous intéressent). D’ailleurs, est-ce que cela vous intéresserait que je vous écrive un petit article dédié à cet auteur ? Faites-le-moi savoir dans les commentaires ! En tout cas le film Kwaidan rassemble diverses histoires courtes aussi poétiques qu’effrayantes, nous plongeant dans un monde très onirique.

En bonus je vous conseille aussi le film sobrement intitulé Jigoku (enfer地獄) autre classique du cinéma de genre.

Battle Royale (バトル・ロワイアル, batoru rowaiaru)

バトル・ロワイアル

Bien avant Hunger Games et Squid Game il y a eu le succès de Battle Royale (2000). Un film extrêmement populaire (tiré du roman du même nom de Kōshun Takami) réalisé par Kinji Fukasaku qui a donné naissance à de nombreux dérivés à la fois en films, en manga ou en jeux vidéo. Le concept est diablement efficace : une classe de collégiens est tirée au sort pour participer à un programme gouvernemental et emmenée sur une île afin que ses membres s’entre-tuent.

Alors que pensez-vous de ce petit top ? Regarder des films japonais, sous-titrés français ou même sous-titrés japonais (pour les plus motivés) est une excellente façon de continuer à progresser ! 🥰

Le genre horrifique est un moyen moins conventionnel, mais tout à fait intéressant pour découvrir une culture, ses peurs, son rapport à la mort, à la religion, à la famille, etc. Souvent moins bien considérée que d’autres genres, l’horreur permet en effet aux créateurs de s’exprimer sans craindre la censure ! Fantômes et monstres peu « réalistes » servent alors de métaphores pour aborder des questions de sociétés parfois profondes comme la lutte des classes, l’incompréhension entre générations, la place de la femme…

Si vous voulez prolonger le frisson, vous pouvez également relire notre article sur les légendes effrayantes du Mont Koya ! Sur ce je vous laisse, je file me cacher sous ma couverture !

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