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Top 5 des sanctuaires les plus connus à Kyoto

Natif du pays du Soleil Levant, le shintô (神道、しんとう) ou la « voie des Dieux », y est la religion dominante avec le bouddhisme. Les sanctuaires shintô sont facilement reconnaissables grâce à leur portique rouge à l’entrée, appelé torii (鳥居、とりい), signalant que vous êtes sur un lieu sacré où sont vénérés les kami (神、かみ), des divinités. Ils immortalisent la carte postale nipponne que l’on adule et que l’on veut montrer à tout le monde. D’ailleurs, vous vous rendez à Kyôto (京都、きょうと) pour voir ce Japon traditionnel, mais vous ne savez pas quels sites visiter ? Grâce à ce top 5 des sanctuaires les plus connus à Kyôto, vous pourrez vous créer une petite liste sympathique pour commencer.

1. Le Fushimi Inari Taisha, le sanctuaire shintô par excellence

l'un des sanctuaires les plus connus de kyôto japon fushimi inari

Le Fushimi Inari Taisha, en bref

Le Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社、ふしみいなりたいしゃ) est le sanctuaire phare du Japon, dédié à la déesse du riz, du commerce et des marchands, Inari (稲荷、いなり). Ce nom viendrait du verbe Inaru (いなる), qui signifie « faire pousser du riz » !

  • Fushimi (伏見、ふしみ) viendrait d’un mélange de mots, signifiant quelque chose de caché ;
  • Inari (稲荷、いなり) pour le nom de la déesse ;
  • Taisha (大社、たいしゃ) qui veut dire « grand sanctuaire ».

Célèbre par ses milliers de torii rouges, c’est la carte postale nippone par excellence ! Ils sont par ailleurs appelés « Senbon torii » (千本鳥居、せんぼんとりい). Si vous souhaitez vous y rendre, attendez-vous à une foule de touristes. Par contre, plus vous gravirez les marches et moins vous verrez de voyageurs : avis aux motivés ou aux curieux. La mini-randonnée dure environ 2 heures, et le mont Inari culmine à seulement 200 mètres. Vous trouverez sur votre chemin de petits sanctuaires, ainsi que d’adorables statuettes en pierre de renard ou kitsune (狐、きつね), messagers de la déesse.

Si vous vous demandez ce que veulent dire les inscriptions sur ces fameux portiques de couleur vermillon, ne vous attendez pas à quelque chose de classe. En effet, si vous pensiez qu’il s’agissait de poèmes, de phrases philosophiques, vous allez être déçu. Très déçu, même. La plupart ont des noms de marques inscrites dessus, tels des sponsors, – ou des noms d’hommes d’affaires importants – comme il s’agit du sanctuaire du kami de la prospérité. Et oui, ça casse totalement le mythe. Ces personnes paient alors très cher ces torii. Par ailleurs, même si certains sont resplendissants et respirent le neuf, vous remarquerez que certains portiques ne sont plus du tout entretenus et menacent de se briser…

Petite histoire du Fushimi Inari Taisha

Construit par le clan Hata au début du VIIIe siècle, le Fushimi Inari Taisha est plus vieux que Kyôto ! Il est intéressant de noter que cette famille aurait des origines chinoises.

Une légende raconte qu’on lança un gâteau de riz en l’air, qui se transforma en cygne et se posa sur le sommet d’une montagne où le riz poussa. On décida alors de consacrer cette montagne au kami Inari.

Élevé au plus haut rang des complexes shintô au Xe siècle, on dit que celui-ci aurait quelques 30 000 mini-sanctuaires disséminés dans tout le Japon ! Le sanctuaire principal a été détruit lors de la guerre d’Ônin (応仁の乱、おうにんのらん), (de nombreuses structures kyôtoïtes furent détruites lors de ce conflit) et a été reconstruit à la fin du XVe siècle. La porte-tour fut construite sur ordre du shôgun (将軍、しょうぐん) Toyotomi Hideyoshi (豊臣秀吉、とよとみひでよし) pour guérir sa mère.

Le Fushimi Inari Taisha fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Petite note : L’empeur Godaigo (後醍醐天皇、ごだいごてんのう), lorsqu’il fuit Kyôto, tenta de se réfugier auprès du Fushimi Inari Taisha, mais il se perdit. Il pria Inari en récitant un poème. Vous pourrez retrouver celui-ci gravé sur une stèle, derrière le sanctuaire.

Informations pratiques sur le Fushimi Inari Taisha

  • Tarif : Gratuit
  • Horaires : Aucun
  • Train : Dans la gare de Kyôto, prendre la ligne Nara, et descendre à la station Fushimi Inari
  • Site officiel : http://inari.jp/en/

2. Le Heian-jingû, réplique d’une merveille d’antan

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Le Heian-jingû, en bref

Très imposant par ses bâtiments, le Heian-jingû (平安神宮、へいあんじんぐ) est LE sanctuaire shintô par excellence.

  • Heian (平安、へいあん) est l’ancien nom de Kyôto, quand elle était encore la capitale du Japon ;
  • Jingû (神宮、じんぐう) signifie « sanctuaire ».

Sur l’entrée, vous verrez un gigantesque torii. À moins d’avoir les yeux rivés sur le sol, vous ne pourrez pas rater ses 24 mètres de hauteur. C’est d’ailleurs le plus grand portique de Kyôto. Il a la particularité d’être construit de manière à être protégé des séismes, qui sont, rappelons-le, assez fréquents au Japon. Non loin de là, se trouve le musée national des arts modernes.

C’est une mini-réplique de l’ancien palais impérial, avec de larges influences chinoises dans son architecture et sa décoration, comme les statues des dieux cardinaux :

  • Genbu (玄武、げんぶ), le serpent-tortue noir au Nord ;
  • Suzaku (朱雀、すざく), le phénix rouge au Sud ;
  • Seiryû (青龍、せいりゅう), le dragon bleu à l’Est ;
  • Byakko (白虎、びゃっこ), le tigre blanc à l’Ouest.

Son jardin très réputé est visitable, vous aurez une balade jolie et relaxante. Vous pourrez même observer des tortues qui se promènent tranquillement dans le parc. Certaines sont des espères rares !

Petite histoire du Heian-jingû

Bien que possédant une structure assez imposante, le Heian-jingû est très récent : construit pour célébrer les 1 100 ans de Kyôto, il date de 1895. Comme vous l’avez lu plus haut, le Heian-jingû est une mini-réplique du Daigoku-den (大極殿、だいごくでん), l’ancien palais impérial de Kyôto, détruit en 1177, mais jamais reconstruit jusque là. Il est composé de 3 bâtiments, mais on ne peut pas entrer dans le sanctuaire principal. Les âmes des empereurs Kanmu (桓武天皇、かんむてんのう) et Kômei (孝明天皇 、こうめいてんのう), respectivement le 1er, puis le dernier à régner sur Kyôto, reposent à l’intérieur.

Pourquoi avoir construit ce sanctuaire, alors que la population de Kyôto s’affaissait au profit de celle de Tôkyô, nouvelle capitale ? Eh bien, pour garder une image majestueuse de l’ex-Heian, sa grandeur passée. Le Heian-jingû est désormais un des puissants symboles kyôtoïtes.

Petite note : Tous les ans, le 22 octobre, date d’anniversaire de la fondation de l’ex-capitale du Japon, on organise dans ce sanctuaire le Jidai-matsuri (時代祭、じだいまつり). Durant ce festival, des milliers de personnes habillées en personnages historiques de diverses époques du Japon. Il est l’un des grands matsuri de Kyôto.

Informations pratiques sur le Heian-jingû

  • Tarif : seul le jardin est payant : 300¥ pour les enfants, et 600¥ pour les adultes
  • Horaires :
    • Sanctuaire : 6h-17h30
    • Jardin : 8h30-17h
  • Métro : Ligne Tôzai et descendre à la sation Higashiyama et marcher 10 minutes environ
  • Train : Prendre la ligne Keihan, et descendre soit à la station Sanjô ou Jingû Marutamachi et marcher une quinzaine de minutes
  • Bus : Depuis la station de Kyôto, prendre le bus 5 ou 100 et descendre soit à l’arrêt Okazaki Kôen, ou Heian Jingû-mae, puis marcher 5 minutes
  • Site officiel : http://www.heianjingu.or.jp/english/english.html

3. Le Yasaka-jinja, berceau du plus gros festival du Japon

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Le Yasaka-jinja, en bref

Le Yasaka-jinja (八坂神社、やさかじんじゃ), est aussi appelé Gion-jinja (祇園神社、ぎおんじんじゃ), car il se situe dans ce district réputé pour être LE quartier des geisha (芸者、げいしゃ) ; même si vous aurez plus de chance d’apercevoir des apprenties, les maiko (舞子、まいこ). Ce sanctuaire shintô est dédié au fameux kami Susanô (須佐能、さうさのう), dieu des tempêtes. C’est le genre de lieu où on se rend sans forcément le vouloir : attiré par les couleurs des bâtisses, vous allez finir par errer à l’intérieur. Le parc Maruyama (円山公園、まるやまこうえん) se situe juste à côté, c’est donc un endroit très bondé… En effet, c’est LE spot où regarder les cerisiers lorsque c’est la période.

Parmi les tous petits sanctuaires disséminés dans le Yasaka-jinja, on notera le Utsukushi-gozensha (美御前社、うつくしごぜんしゃ). En priant ici, vous pouvez demander à avoir une beauté extérieure, mais aussi intérieure. Et oui, tant qu’à faire, pourquoi ne pas demander les deux ? Vous pourrez verser de l’eau sacrée sur votre visage, mais ne la buvez pas : en effet, elle n’est pas potable comme celle du Kiyomizu-dera (清水寺、きよみずでら) !

Petite histoire du Yasaka-jinja

Construit au VIIe siècle, il devient vraiment important au début de la période de Heian. Une terrible épidémie régnait sur la capitale de l’époque (Kyôto, donc). On attribua cela à la colère de Gozu Tennô (牛頭天皇、ごずうてんのう), qui est en fait le kami Susanô. Cette divinité a le pouvoir de répandre les maladies. Si elle est vénérée, c’est parce qu’elle peut prévenir de ces fléaux et les soigner. Au départ, c’est un dieu du panthéon hindou. Pour calmer le courroux de cette divinité, des mikoshi(神輿、みこし), palanquins sacrés, eurent droit à une petite parade qui partit depuis le Yasaka-jinja. On renouvela ce processus de temps en temps pour garder les faveurs de Susanô, puis ce rituel devint annuel, chaque été. Il reste aujourd’hui connu comme étant le festival le plus populaire du Japon : le Gion Matsuri.

Note : Dans le folklore japonais, le dieu Gozu Tennô ou Susanô (cela dépend des versions), se transforma en vieil homme et entreprit un voyage. Il s’arrêta dans un village et demanda hospitalité. Somin Shôrai (蘇民将来、そみんしょうらい), un homme pauvre lui offrit tout ce qu’il put, à l’inverse de son frère, riche, qui le traita de manière méprisante. Gozu Tennô tua les autres habitants, exceptés Somin Shôrai et la famille qu’il avait fondée.

Le Yasaka-jinja donne des cartes rouges en papier avec écrit dessus 蘇民将来の門 (そうみんしょうらいのもん, Somin Shôrai no mon) en doré. Pourquoi cette couleur en particulier ? Parce que les esprits provoquant des maladies, les Yakubyô-gami (疫病神、やくびょうがみ), détestent le doré. Ce dernier reflète le soleil, et le pouvoir des kami.

Informations pratiques sur le Yasaka-jinja

  • Tarif : Gratuit
  • Horaires : Aucun
  • Bus : Depuis la gare centrale de Kyôto, prendre le bus 100 ou 206 et descendre à l’arrêt de Gion
  • Train : Prendre la ligne Keihan, et descendre à la station Gion Shijô ou prendre la ligne Hankyû, et descendre à la station Kawaramachi
  • Site : http://www.yasaka-jinja.or.jp/

4. Le Kamo-jinja, le rempart de Kyôto contre les démons

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Le Kamo-jinja, en bref

Le Kamo-jinja (加茂神社) a été construit pour protéger l’ex-capitale des forces démoniaques. Édifié dans le coin nord-est de Kyôto, connu comme la porte des démons appelée en japonais « kimon » (鬼門、きもん), ce complexe shintô regroupe en fait deux sanctuaires. Celui du bas, est nommé Shimogamo-jinja (下鴨神社、しもがもじんじゃ) et celui du haut, s’appelle Kamigamo-jinja (上賀茂神社、かみがもじんじゃ).  C’est le premier kanji qui permet de différencier leur nom : 

  • 下 (しも) shimo pour « bas » ;
  • 上 (かみ) kami pour « haut ».

Kamo est non seulement le nom de la rivière (avec le kanji du canard 鴨、かも), mais aussi celui d’une famille de kami du tonnerre (賀茂、かも), qui est vénérée dans ce sanctuaire. Bien qu’ils soient indissociables lorsqu’on les évoque sous le nom de Kamo-jinja, le Shimogamo-jinja et le Kamigamo-jinja ne sont pas à côté de l’un de l’autre. En fait, ils sont séparés par 2 km environ. Mais pourquoi ne pas les avoir regroupés ensemble, s’ils font partie d’un même complexe ? Pour repousser plus efficacement les démons, qui seraient susceptibles d’utiliser le fleuve Kamo pour rentrer dans Kyôto.

Le Shimogamo-jinja est entouré par la forêt Tadasu (糺の森、ただすのもり), où certains arbres seraient vieux de plus de 600 ans ! Ce n’est pas tout, les légendes racontent que la « forêt de la vérité » n’aurait jamais brûlé.

Petite histoire du Kamo-jinja

Il est dit que le Shimogamo-jinja est plus vieux que le Kamigamo-jinja de 100 ans. Ce dernier est mentionné pour la première fois dans un texte écrit en 678. Sous ordre de l’empereur Tenmu (天武天皇、てんむてんのう), les premiers édifices des sanctuaires furent construits. Le clan Hata, qui est à l’origine du Fushimi Inari Taisha, adopta Shimogamo-jinja et Kamigamo-jinja, et les promut en tant que sanctuaires très importants. C’est sous le règne de l’empereur Saga (嵯峨天皇、さがてんのう) au XIXe siècle, que le lieu connut son apogée et d’où l’architecture qu’on lui connaît découle.

Une tradition consistait à détruire entièrement ces deux sanctuaires pour les reconstruire ensuite, tous les 21 ans. Ce privilège n’était réservé qu’aux plus prestigieux des monuments shintô. Le Kamo-jinja fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Note : Le troisième festival le plus important du Japon se déroule au Kamo-jinja : l’Aoi matsuri (葵祭、あおいまつり, également nommé Kamo-sai (加茂祭、かもさい). Avec le Gion matsuri et le Jidai matsuri, il est l’un des trois festivals les plus importants du Japon. La pratique aurait commencé au VIe siècle, lorsque le Japon était frappé par un temps catastrophique, et que les récoltes en devenaient pauvres. On réussit à amener la bénédiction des kami, en envoyant un messager impérial chevauchant un cheval, suivi d’une jeune fille noble offerte en tant que prêtresse.

L’aoi est le nom de la rose trémière en japonais, elle sert de décoration et d’offrandes pour les kami Kamo. On raconte que leurs feuilles protégeraient des catastrophes naturelles comme le tonnerre, les séismes… elles étaient accrochées dans les maisons des habitants de Kyôto.

Informations pratiques sur le Kamo-jinja

5. Le Kifune-jinja, la fraîcheur au cœur des montagnes

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Le Kifune-jinja, en bref

Bon d’accord, celui-ci n’est pas à Kyôto à proprement parler, mais dans ses montagnes, au nord. Il est néanmoins comptabilisé dans les sanctuaires de l’ex-Heian. Situé au nord de cette dernière, le Kifune-jinja (貴船神社、きふねじんじゃ) vous attend dans son environnement décomplexé et calme. Il est aussi réputé comme étant LE sanctuaire des rencontres amoureuses.

  • 貴 signifie « de grande valeur, précieux » ;
  • 船 est un « bateau » ;
  • 神社 pour « sanctuaire ».

Envie de connaître votre avenir ? Vous pouvez acheter une petite feuille nommée mizuura mikuji (水浦御籤、みずうらみくじ). Si vous la trempez dans l’eau et attendez un peu, vous verrez apparaître ce que vous réserve le futur. Et comme on ne lit pas tous le japonais, ils ont pensé à nous : un code QR vous donnera la traduction en anglais. C’est mieux que rien.

Le coin est vraiment sympathique, assez cliché des sanctuaires perdus dans la forêt profonde. Vous fuyez la cuve qu’est Kyôto l’été ? En plus d’être assaillie par des hordes de touristes ? Venez au Kifune-jinja, l’air de montagne rafraîchit, on ne dira donc pas non. Après une bonne balade dans les bois, vous pouvez vous détendre dans un onsen (温泉、おんせん), dans le village de Kibune (貴船、きぶね) ou profitez des restaurants près de la rivière. Relaxation garantie avec un cadre naturel très typique des montagnes japonaises ! En clair, une jolie carte postale qui restera gravée dans vos mémoires.

Un chemin de randonnée depuis le sanctuaire amène au Kurama-dera (鞍馬寺、くらまでら), un temple bouddhiste. Évitez d’y aller en temps pluvieux par contre, si vous voulez le visiter. Et si vous avez la fâcheuse habitude de glisser sur tout et n’importe quoi, là vous allez être servi…

Petite histoire du Kifune-jinja

Le Kifune-jinja a été construit avant Kyôto. La déesse Tamayori-hime (玉依姫、たまよりひめ) serait venue de la baie d’Ôsaka (大阪、おおさか) avec son bateau jaune, par les rivières de Yodo (淀川、よどがわ) et Kamo. Elle serait ensuite remontée par une rivière aujourd’hui nommée Kibune. L’emplacement de son débarquement aurait donné lieu à la construction du sanctuaire. Celui-ci était au départ là où est l’Okunomiya (奥雲宮、おくのみや), mais après une inondation au XIe siècle, le bâtiment principal a été déplacé un peu plus loin. À côté, vous trouverez un rocher ; on dit que là-dessous le bateau de la déesse Tamayori-Hime y est enterré.

Ici, on vénère les kami de l’eau. On prie alors pour éviter les averses et les déluges, ou pour demander de la pluie en cas de sécheresse. Lorsqu’il prit le statut de sanctuaire important, un cheval noir était offert pour qu’il pleuve, et un blanc pour que le temps soit dégagé. Cette tradition est figée à jamais sous forme de statuettes d’équidés, que l’on retrouve dans tout le complexe.

Note : Bien qu’étant le sanctuaire dédié aux rencontres amoureuses et au mariage, un rituel bien sombre fait partie de son histoire : l’Ushi No Toki Mairi (丑の時参り、うしのときまいり). Le principe est assez farfelu : avec des bougies sur la tête, venez dans ce sanctuaire pour maudire quelqu’un à l’heure du bœuf – soit entre 1 et 3 heures du matin. De préférence avec de longs habits blancs. Parce que oui, il y a des individus qui l’ont fait. Comme par exemple, cette jeune fille noble qui se serait volontairement transformée en oni (鬼、おに), en suivant cette pratique. Cette histoire a par ailleurs été adaptée dans une pièce de (能、のう).

Informations pratiques sur le Kifune-jinja

  • Tarif : Gratuit
  • Horaires :
    • 6h-20h (de mai à novembre)
    • 6h-18h (de décembre à avril)
  • Train : Depuis la gare de Kyôto, prendre la ligne JR Nara et descendre à la station Tofukuji. Une fois là-bas, changer de ligne et choisir la ligne Keihan, s’arrêter à Demachi-Yanagi et changer de ligne. Prendre celle de Eizan Kurama et descendre à Kibune-guchi
  • Site officiel : http://kifunejinja.jp/

Ces sites sont 5 des sanctuaires les plus connus à Kyôto. Bien que la foule se presse au pas de leur porte, il serait dommage de passer à côté de ces merveilles. L’avantage qu’ils ont sur les temples, c’est qu’ils sont souvent gratuits. Et les horaires quand il y en a, sont également plus souples. Vous pourrez donc vous organiser plus facilement.

Si vous avez visité ces sanctuaires shintô, n’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires. Pour ceux qui ne s’y sont jamais rendus, est-ce que ces 5 lieux sacrés vous feraient envie ? 😊

Avez-vous visité ces sanctuaires, et si oui, les recommanderiez-vous ?

Pour ceux qui ne s’y sont jamais rendus : voudriez-vous visiter ces sites qui ont l’air magnifique ?

Article écrit par Leïla Casarin

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Un commentaire

  • JEAN Katherine

    J’ai visité ces sanctuaires magnifiques à une période peu prisée par les touristes Novembre/Décembre et j’ai encore à l’esprit la féerie du momiji et des couleurs chaleureuses qui enveloppaient Kyoto . En revanche je n’ai pas eu le temps de visiter le kifune-jinja et je pense que ce sera pour notre prochain voyage ..

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