5 erreurs à éviter en japonais

Les 5 erreurs que tous les Français font en japonais

おはよう!

Aujourd’hui, je vais faire appel à toute mon expérience de professeur particulier pour vous parler des 5 erreurs que les Français font le plus en japonais. Et je vous dirais évidemment comment les éviter 😉

La prononciation du son « R/L »

Bon, il faut qu’on se mette d’accord tout de suite : ce n’est pas un R. Si vous dites à un Japonais « aRRRigatô », il va vous regarder avec des gros yeux ronds, comme s’il vous veniez de vous transformer en lion. Il va se demander ce que c’est que ce son qui vient de sortir de votre bouche (et il sera traumatisé des étrangers, alors svp, ne faites pas ça, merci, bisous). Il ne comprendra vraiment pas ce que vous dites, et ce serait dommage !

Le son « R » en japonais est à mi-chemin entre le R et le L français. Si vous parlez espagnol, ça vous facilitera la tâche car c’est assez similaire dans cette langue. Une sorte de R roulé, mais moins accentué qu’en espagnol.

En vous exerçant un petit peu, et en faisant du Shadowing, vous y arriverez très rapidement. En général, ce n’est pas un énorme problème pour les francophones. Et si vraiment vous n’arrivez pas à le prononcer correctement, dites-le comme un L, c’est toujours mieux que comme un R. Au moins vous arriverez à vous faire comprendre 😉

Mettre des « Watashi » partout

Ce n’est pas vraiment une erreur, mais plutôt une mauvaise habitude qu’on prend lorsqu’on débute notre apprentissage. Cela ne concerne pas que les francophones, mais plutôt tous les étrangers qui étudient le japonais.

Nous, en tant que Français, commençons toutes nos phrases par un sujet. Il ne peut pas y avoir de phrase sans sujet dans notre langue. Sauf que le japonais est une langue contextuelle ; on déduit la signification de la phrase en fonction du contexte. Ce qui veut dire que nous ne sommes pas obligés de mettre un sujet dans chacune de nos phrases si on comprend parfaitement la signification sans sujet.

Par exemple :

ソフィーです。フランス人です。 Sophie desu. Furansujin desu.

➔ Je m’appelle Sophie. Je suis française.

En disant ça, je donne mon prénom et ma nationalité, mais je n’ai pas besoin de préciser que le sujet est 私 (watashi), moi. Car c’est évident que je parle de moi ! Je me présente, le sujet de mes phrases est automatiquement moi-même.

Evidemment, si vous étiez en pleine conversation avec quelqu’un et que vous parliez de lui, pour recentrer le sujet sur vous-mêmes il faudra utiliser 私 (watashi). Mais une fois que vous l’avez dit, pas la peine de continuer toutes vos phrases en commençant par 私は、私は、私は… On a compris ! XD

Pour les grands débutants, vous pouvez l’utiliser dans un premier temps, jusqu’à ce que vous soyez à l’aise dans la construction des phrases. Et une fois que c’est acquis, essayez de vous détacher de ce 私 parce que ce n’est vraiment pas naturel d’en mettre partout, et c’est très redondant.

Alterner les styles poli/familier

C’est une faute qu’on retrouve particulièrement à l’écrit.

Comme par exemple ici : ソフィーです。フランス人だ。(Sophie desu. Furansujin da.)

(だ est la forme familière de です. Je ne rentrerai pas dans les détails car ce n’est pas le sujet aujourd’hui)

En général à l’oral on se rend compte des mots qu’on prononce, tandis qu’à l’écrit on tape sur notre clavier, sans forcément prendre le temps de se relire… et c’est là que la catastrophe survient ! 😉

Mes élèves font quasiment tous cette faute, et la grande majorité d’étrangers qui écrivent en japonais font également cette erreur. Pourquoi ? Car on a tendance à utiliser les formes grammaticales qu’on entend le plus (je vous expliquerai tout cela en détail dans un prochain article :  pourquoi il ne faut pas apprendre le japonais avec les anime… !!).

Donc si vous avez l’habitude d’entendre ソフィーです, mais フランス人だ (exemple fictif et peu probable), vous ne ferez pas attention à la manière de conjuguer vos verbes dans ces cas-là.

Soit vous êtes dans le respect de votre interlocuteur et vous employez la forme polie des verbes (です、-ます, etc.) , soit vous discutez avec des amis et vous restez dans un registre familier (forme neutre). On ne peut pas alterner l’un et l’autre au sein d’une même conversation.

Plus qu’une erreur, c’est une habitude à ne pas prendre. Et pour cela il faut que vous en ayez conscience. Quand vous écrivez un message à un ami Japonais, ou que vous rendez un devoir à votre prof (hum hum mes élèves 😉 ), relisez-vous afin de vérifier si tous vos verbes sont bien conjugués de la même manière.

Ne pas prononcer les « H »

Il est vrai qu’en français, ce son n’existe pas. Mais pour peu qu’on ait un minimum de connaissances en Anglais (aussi basiques que « Hello ! »), on est capable de souffler le H pour le prononcer. C’est totalement faisable pour nos petites bouches de francophones 😉

En japonais, il y a une énorme différence entre les sons (A) et (HA). Déjà qu’ils n’ont pas beaucoup de sons différents dans leur langue, alors si en plus on en enlève… On ne va plus rien comprendre ! XD Et cela peut amener à d’énormes quiproquo.

Quelques exemples :

あい (AI) = l’amour & はい (HAI) = oui

いま (IMA) = maintenant & ひま (HIMA) = être libre, avoir du temps libre

えび (EBI) = crevette & へび (HEBI) = serpent

… ce n’est pas franchement la même chose 😉

Je le répète sans cesse à mes élèves, mais soufflez vos H, nom d’une cacahuète (à ne pas souffler celui-là) ! Sinon on ne comprendra pas ce que vous voulez dire.

Garder l’intonation française

Quand on parle ou on lit un texte en japonais, nous autres, les Français, avons tendance à vouloir prononcer les phrases de la même manière qu’en français. Si on prête attention à la manière dont on parle dans notre langue maternelle, on remarquera qu’il n’est pas rare de monter la voix à la fin de nos phrases affirmatives (surtout à l’oral).

Si je me présente en français et que je dis : « Bonjour ! Je m’appelle Sophie, j’ai 27 ans et je suis Française ! » (imaginez-le prononcé à voix haute car en le lisant c’est toujours un peu différent).
A l’oral, je monterais la voix à la fin de chacune de mes phrases, car ça donne un côté un peu dynamique et sympa.

Mais en japonais, il n’est pas possible de monter la voix à la fin d’une phrase affirmative. Si vous le faites, on risque de penser que vous posez une question. Faites bien attention à ne pas reproduire le même schéma d’intonation qu’en français, surtout quand vous lisez des textes.

Pour vous améliorer, je vous conseille fortement de faire du Shadowing. Et si vous ne savez pas ce que c’est, allez lire l’article que j’ai écrit à ce sujet ! 😊

Conclusion

Il y aurait encore énormément de choses à dire pour pouvoir s’améliorer en japonais, mais je pense qu’en mettant déjà en pratique ces 5 astuces, votre japonais deviendra vraiment meilleur en très peu de temps.

Si vous aussi vous avez des conseils ou des astuces pour s’améliorer, ou qu’on vous a déjà corrigé des erreurs que vous faisiez fréquemment, partagez-nous tout ça dans les commentaires ! Ça serait vraiment sympa pour les autres apprenants, car on est tous dans le même bateau après tout 😉

またね☆彡

ソフィー

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