fbpx
le plus vieux manga du monde du temple kôzan-ji

Temple Kôzan-ji : des trésors et du thé

Situé dans les montagnes à l’ouest de Kyoto, le temple Kôzan-ji fut fondé au XIIIe siècle par le moine Myôe. Bien que la majorité des bâtiments du temple aient été détruits à de multiples reprises par des incendies, le bâtiment nommé Sekisui-in est un rescapé de la période Kamakura ! Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le temple Kôzan-ji recèle plusieurs trésors historiques comme “le plus vieux manga du monde”, mais aussi le tout premier plant de thé du pays.

Nous avons eu la chance de nous y rendre lors de notre passage au Japon en octobre 2022 avec Greg et de vous y tourner cette vidéo : 



Les trésors du temple Kôzan-ji

Le moine Myōe était un grand érudit qui attachait de l’importance à la diffusion et à la préservation de la culture. Ce serait notamment grâce à cela que le Kôzan-ji conserverait aujourd’hui certains trésors nationaux célèbres.

C’est dans le plus ancien bâtiment du temple, la salle Sekisui-in dont je vous ai parlé plus haut, que sont conservés ces trésors. Il s’agit en effet de la salle d’écriture (et donc d’étude) du temple. La vue depuis cet endroit est absolument magnifique, en particulier à l’automne, lorsque la forêt se pare de ses plus beaux rouges et or (pile quand nous étions de passage avec Greg).

la salle la plus ancienne du Kôzan-ji


Un rouleau suspendu représentant la déesse Butsugen Butsumo (« Mère du Bouddha »), une statue en bois de l’enfant bouddhiste surdoué Zenzai-dōji, un rouleau représentant le moine fondateur Myōe… les trésors du Kôzan-ji sont nombreux et inestimables, mais ce n’est pas tout !

Le plus vieux manga du monde 

les rouleaux du manga le plus vieux du Japon



Le Chōjū-jinbutsu-giga (« Rouleaux d’animaux folâtres »), est un ensemble de quatre rouleaux d’images dessinés aux XIIe et XIIIe siècles. Parfois attribué à l’artiste-moine Toba Sōjō, il n’existe en réalité aucun indice nous permettant de connaitre l’auteur de cette œuvre incroyable.

Sur ces rouleaux sont dessinés de petits animaux variés (crapauds, lapins, singes…)  se livrant à diverses activités humaines telles que la lutte, la prière ou encore des festivités de mariage. Le Chōjū-jinbutsu-giga est considéré comme une œuvre satirique qui se moque des travers de son époque (un peu comme certaines fables de La Fontaine ?)
L’original n’est pas exposé au grand public, mais une réplique peut être consultée dans la salle Sekisui-in.

Une plantation de thé très ancienne

 Le Sekisui-in relié à un salon de thé où vous pouvez déguster une tasse de thé vert et un petit wagashi, cette pâtisserie traditionnelle qui accompagne le matcha. Vous êtes à l’endroit parfait pour apprécier votre boisson ! En effet, le temple Kozan-ji (avec le Kennin-ji) joue un rôle prépondérant dans l’histoire du thé au Japon : au Xe siècle, le prêtre Yousai du Kennin-ji rentre de Chine en rapportant du thé. Le moine Myoe perfectionnera cette toute première plantation du thé lui-même.

Le plus ancien champ de thé du Japon se trouve toujours sur cette parcelle de terrain dans l’enceinte du temple. À une époque, il était même considéré comme le seul « vrai » théier à partir duquel on pouvait fabriquer la boisson.


Les alentours du Kôzan-ji : Arashiyama et le mont Atago

Le temple Kôzan-ji est difficile d’accès (bus ou voiture), mais les paysages qu’il offre en valent vraiment la peine ! Le chemin menant au temple est bordé d’arbres anciens et imposants, et des escaliers de pierre usés permettent aux aventuriers de s’aventurer plus profondément dans la forêt.  

Un peu au sud du temple, aux portes de Kyoto, le quartier d’Arashiyama et sa bambouseraie sont très agréables à parcourir pendant la floraison des cerisiers ou durant l’automne.

Vous pouvez également parcourir les chemins de randonnée du mont Agato. La plus haute montagne des alentours de Kyoto offre plusieurs vues fantastiques à ceux qui auront le courage de la gravir ! Ici pas de téléphérique ou de télécabine, la seule façon d’atteindre le sommet de 924 mètres c’est à pied ! L’ascension est difficile, mais reste faisable. Je la recommande donc aux amoureux de la nature et à ceux qui aiment les petits défis.

Il y a beaucoup d’endroits superbes à découvrir à Kyoto et dans les environs ! Si de nombreux touristes enchainent les visites au Ginkaku-ji et à Kyomizudera (qui sont de magnifiques endroits), j’espère que cet article et notre vidéo vous auront donné envie d’explorer des lieux plus secrets comme le temple Kôzan-ji lors de votre voyage au Japon !

Si vous voulez continuer de parcourir la région avec nous, je vous conseille ces deux tops 5 : 

Partager l'article :
 
 
   

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *