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Réussir l’examen du JLPT en 6 étapes

Vous avez pour objectif de passer le JLPT cette année, ou dans les années à venir ? Que vous soyez fan de bachotage ou que vous haïssiez tout ce qui se rapporte trop à l’école, décider de valider un niveau de JLPT peut être un excellent moyen de concentrer ses efforts dans une direction précise, maintenir un cap dans ses études de japonais et s’insuffler un nouveau souffle de motivation.

C’est ce que j’ai constaté à de nombreuses reprises auprès de mes élèves qui ont passé les niveaux 5 et 4 de l’examen, et moi-même lorsque j’ai travaillé d’arrache-pied pour valider les N3 et N2. Je me suis découvert des forces insoupçonnées et une autodiscipline de fer, alors que je me voyais comme étant la plus grande flemmarde de tous les temps.

Forte de mon expérience personnelle, j’aimerais vous partager les 6 étapes qui se sont révélées être indispensables pour réussir sans (trop de) stress l’examen du JLPT, et qui ont permis à mes élèves de le valider au bout de quelques mois.

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JLPT : Japanese Language Proficiency Test

Qu’est-ce que l’examen du JLPT ?

Le Japanese Language Proficiency Test, abrégé JLPT, est un examen officiel de langue japonaise ayant pour but de certifier le niveau en japonais des locuteurs non natifs de cette langue. Il est organisé par la fondation du Japon ainsi que par l’association Japan Educational Exchanges and Services (日本国際教育支援協会, Nihon kokusai kyōiku shien kyōkai).

En japonais, cet examen a pour nom 日本語能力試験 (にほんごのうりょくしけん, nihongo nôryoku shiken).

Concrètement, le JLPT se présente sous la forme d’un QCM ; vous n’avez rien à écrire par vous-mêmes, vous devez juste choisir la bonne réponse parmi 3 ou 4 choix.

L’examen est séparé en 3 épreuves (réunies en 2 preuves pour les niveaux avancés) :

  • Kanji/Vocabulaire
  • Grammaire/Compréhension de textes
  • Compréhension orale

Chacune de ces épreuves dure entre 25 et 70mn selon le niveau. Il y a bien évidemment une pause entre chaque épreuve pour vous laisser le temps de souffler un peu.

Comme n’importe quel examen officiel, le JLPT se déroule dans des conditions strictes ; pas de téléphone ni dictionnaire autorisé, une absence à l’une des épreuves vous disqualifiera immédiatement, et bien sûr la triche n’est pas tolérée.

Quels sont les différents niveaux du JLPT ?

Lorsque vous vous inscrivez à l’examen du JLPT, il faudra que vous choisissiez le niveau que vous souhaitez valider. Il existe à l’heure actuelle 5 niveaux de JLPT. Le plus bas (pour les débutants) est le N5, et le plus élevé est le N1.

Voilà ce qui vous sera demandé pour chaque niveau :

  • N5 : 100 kanji, 800 mots de vocabulaire, niveau de compréhension orale débutant
  • N4 : 300 kanji, 1500 mots de vocabulaire, niveau de compréhension orale basique
  • N3 : 600 kanji, 3750 mots de vocabulaire, niveau de compréhension orale intermédiaire faible
  • N2 : 1000 kanji, 6000 mots de vocabulaire, niveau de compréhension orale intermédiaire
  • N1 : 2000 kanji, 10 000 mots de vocabulaire, niveau de compréhension orale avancé

Si vous souhaitez vous donner une idée du temps nécessaire pour valider chaque niveau de JLPT, je vous recommande d’aller voir cet article dans lequel vous trouverez toutes les estimations détaillées.

Pour pouvoir valider son JLPT, il faut réunir deux conditions sine qua none :

  • Obtenir un score minimal sur l’ensemble des épreuves
  • Obtenir un score minimal dans chacune des épreuves

Si l’un de ces scores minimaux n’est pas atteint, vous ne pourrez pas valider l’examen. Vous pouvez retrouver le détail des scores à obtenir sur le site de JLPT Go car ils diffèrent selon le niveau que vous visez.

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A quoi sert l’examen du JLPT ?

Si vous souhaitez un jour travailler au Japon, il vous sera très certainement demandé de prouver votre niveau de japonais grâce à un certificat de JLPT.

Pour des petits jobs comme faire la plonge en restauration, ce ne sera probablement pas nécessaire, mais pour toute profession ayant un contact direct avec de la clientèle japonaise, ou bien requérant des échanges réguliers avec des collègues nippons, vous devrez prouver que vous êtes capable de vous exprimer et de comprendre la langue japonaise.

De même, si vous souhaitez poursuivre vos études dans une université nippone, il vous sera obligatoire d’avoir validé un niveau de JLPT.

En général, pour travailler et étudier au Japon, on vous demandera un JLPT 2 (parfois N3 selon les branches de métiers).

En dehors du Japon, le JLPT peut également vous ouvrir des portes si vous postulez à un emploi ayant un rapport avec les Japonais, comme par exemple dans le tourisme ou le commerce. Un niveau JLPT3, 2 ou 1 représente un énorme atout sur votre CV, et pourrait bien faire la différence entre vous et un autre candidat pour un même poste.

Enfin, si comme mes élèves vous n’avez aucun besoin fondamental de parler japonais dans votre vie quotidienne ou professionnelle car il s’agit purement d’un loisir, passer l’examen du JLPT peut se révéler être une véritable source de motivation et un but à atteindre dans son parcours d’études. J’en ai déjà eu la preuve à de nombreuses reprises !

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Où passer l’examen du JLPT ?

Si vous habitez en France, ou que vous souhaitez passer l’examen dans l’Hexagone, il existe à l’heure actuelle 4 centres qui accueillent chaque année le JLPT :

En France, l’examen du JLPT a lieu le 1er dimanche de décembre, tous les ans.

Vous pouvez également le passer directement au Japon où il se tient deux fois par an (juillet & décembre), ou bien dans n’importe quel autre pays indiqué sur cette liste.

Comment s’inscrire au JLPT ?

Selon la ville dans laquelle vous allez passer l’examen, il faudra vous renseigner directement auprès de l’organisateur de l’événement (voir les liens ci-dessus).

Pour ma part, je l’ai passé deux fois à Lyon, et c’est donc l’Association Lyon-Japon Nihonjinkai qui s’est occupée de mon dossier.

Le dossier d’inscription est assez long à remplir, et vous aurez besoin de photos d’identité ainsi que d’un chèque pour le règlement (entre 70 et 80€ selon le niveau choisi).

C’est pourquoi je vous recommande de ne pas vous y prendre au dernier moment ; renvoyez votre dossier dès que les inscriptions sont ouvertes (en septembre) car si votre dossier n’est pas correctement rempli ou qu’il manque un document, vous aurez le temps de le renvoyer à nouveau.

Je vous donne pour exemple une de mes élèves qui avait oublié de signer son chèque, ce qui fait qu’il ne pouvait pas être encaissé ! Heureusement qu’elle avait encore quelques jours pour en renvoyer un nouveau.

De même, lorsque j’ai passé le N2 en 2018, j’étais encore au Japon au moment des inscriptions pour Lyon. C’est ma famille qui a dû remplir le dossier à ma place et envoyer le chèque pour moi car je ne pouvais pas le faire depuis le Japon. Sauf que mon dossier s’est perdu en cours de route… alors que celui de mon mari, envoyé au même moment que le mien, était bien arrivé !

Grâce au ciel, ma belle-mère avait bien pensé à envoyer mon dossier en « courrier suivi », ce qui fait qu’on a pu voir à quel endroit il était coincé. Sans cela, je n’aurais jamais pu m’inscrire à temps.

Je vous recommande donc d’envoyer votre dossier avec un numéro de suivi, juste au cas où 😉

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Comment réussir l’examen du JLPT en 6 étapes

Maintenant que vous savez comment se déroule l’examen et comment vous inscrire, il est l’heure pour moi de vous délivrer ma stratégie en 6 étapes. Sans elles, je n’aurais clairement pas pu valider haut la main le N3 en autodidacte.

1- Faire le point sur votre situation

Il faut tout d’abord vous poser quelques questions :

  • D’où partez-vous ?
  • Avez-vous déjà des bases en japonais, ou pas du tout ?
  • Avez-vous déjà validé un niveau de JLPT, ou bien vous ne savez pas encore en quoi consiste l’examen ?
  • Quels sont vos points forts et vos points faibles ?

Cela vous permettra de faire un état des lieux de votre situation. Il est essentiel d’être honnête envers soi-même afin de ne pas se surestimer, ni se sous-estimer.

Voici comment vous pouvez procéder afin de rester purement factuel :

Si vous êtes totalement débutant, ce sera facile car vous partez de zéro. Vous avez tout à apprendre. Vous pouvez directement passer à l’étape 2.

Si vous êtes faux-débutant, c’est que vous avez quelques bases mais rien de forcément très solide. Vous connaissez du vocabulaire, éventuellement les kana et quelques kanji. Dans ce cas, je vous recommande de prendre une liste des mots de vocabulaire et des kanji du niveau JLPT5, de l’imprimer et de cocher tous ceux que vous connaissez déjà parfaitement. Ce sera autant de travail à fournir en moins car vous les maîtrisez déjà. Si vous avez un doute sur un mot ou un kanji, ne le cochez pas car cela veut dire qu’il n’est pas encore parfaitement maitrisé.

Pour les personnes de niveau intermédiaire ou avancé, ne perdez pas trop de temps à essayer de lister précisément ce que vous connaissez ou non. J’ai commis l’erreur de vouloir compter précisément le nombre de kanji que je connais, et j’ai facilement perdu quelques heures à faire ça pour qu’au final cela ne m’apporte rien de concret.

Si vous n’avez vraiment aucune idée de combien de kanji vous connaissez à l’heure actuelle, vous pouvez cliquer sur ce lien pour évaluer votre niveau. Il suffit de cocher tous les kanji que vous maîtrisez et de presser sur « Check ! » tout en bas. Cela permet de vous situer globalement dans un niveau de JLPT, tout en économisant de précieuses minutes que vous pourrez utiliser autrement 😉

Quel que soit votre niveau de japonais, essayez également de lister vos points forts et vos points faibles. Vous pourrez ainsi vous aider de vos points forts pour combler vos points faibles.

Par exemple :

Situation : vous écoutez de la musique japonaise et regardez des anime tous les jours, et comprenez souvent des mots ou expressions, voire même des passages entiers en japonais. Mais dès que vous vous retrouvez devant un texte, vous êtes perdu et ne comprenez plus rien.

Conclusion : vous êtes bon en compréhension orale mais faible en compréhension écrite.

Solution : entrainez-vous à faire des dictées en réécrivant ce que vous entendez (chansons, dialogues, etc). Cela vous permettra de lier l’oral à l’écrit. Lisez également à voix haute les textes japonais sur lesquels vous travaillez, et prenez le temps de décortiquer les points de grammaire que vous ne comprenez pas dans les phrases. Écrivez à des amis japonais ou utilisez des applications comme Tandem pour dialoguer par écrit avec des natifs.

2- Lister ce qui vous reste à apprendre

Allez sur un site comme JLPT GO ou bien procurez-vous un livre spécial examen du JLPT comme celui-ci, et basez-vous sur la liste de kanji, mots de vocabulaire et points de grammaire qui sont demandés pour valider le niveau qui vous intéresse.

Si tout est nouveau pour vous, vous pouvez passer directement à l’étape 3.

Si vous avez déjà de bonnes connaissances dans ce qui est demandé, surlignez en 1 couleur ce que vous ne connaissez pas du tout, et en 1 autre couleur ce que vous connaissez mais pas encore très bien. Il est inutile de surligner les informations que vous connaissez déjà par cœur car vous n’aurez pas besoin de les réapprendre.

Au cas où vous auriez peur de les oublier, vous pouvez dès à présent les entrer dans un logiciel de répétition espacée dans le temps comme Anki, mais s’il s’agit de mots ou de grammaire que vous connaissez vraiment très bien, ce serait une perte de temps que de les réviser. Vous les croiserez sans doute au cours des prochains mois et ce simple rappel suffira à les réactiver dans votre mémoire.

A la fin de cette étape, vous aurez une idée globale du nombre de kanji, mots de vocabulaire et points de grammaire qu’il vous reste à apprendre.

3- Définir un planning clair et réaliste

En général, c’est sur cette étape que les étudiants font l’impasse car elle peut paraître rébarbative, mais je vous garantis que c’est celle qui fera toute la différence entre votre réussite et votre échec !

En effet, en définissant un planning clair et réaliste de vos études de japonais, vous saurez exactement dans quelle direction vous allez et où vous en êtes. C’est extrêmement motivant de se voir avancer petit à petit, et sentir que l’on se rapproche de son but final !

C’est pourquoi je vous déconseille fortement de sauter cette étape. Il vaut mieux prendre une après-midi à définir un planning de révisions pour que vous sachiez comment vous organiser au quotidien suite à cela, plutôt que d’avancer dans le flou pendant des mois et se rendre compte que l’on n’a pas avancé d’un pouce car on s’est éparpillé ou que l’on a procrastiné pendant des semaines.

Comment faire pour s’organiser ?

Si vous êtes totalement débutant, il vous faudra suivre un plan de route pour ne pas vous éparpiller et progresser dans un ordre logique. Je vous recommande de commencer par lire et appliquer les différentes étapes listées ici ; elles vous apporteront les bases fondamentales de la langue japonaise. Vous pouvez également rejoindre ma formation en ligne OBJECTIF JLPT5 qui vous apportera toutes les connaissances nécessaires à la validation du N5.

Si vous avez un niveau plus avancé que le JLPT5, vous allez quantifier la somme de tout ce que vous devez apprendre pour valider votre prochain niveau de JLPT. Choisissez également la date à laquelle vous voulez passer l’examen (en étant réaliste) et prévoyez de terminer votre programme 2 semaines à l’avance pour avoir de la marge.

Comptez combien de semaines il vous reste avant cette date butoir, puis diviser la somme de connaissances à apprendre par le nombre de semaines restantes.

S’il vous reste par exemple 40 semaines pour maîtriser 200 kanji, 700 mots de vocabulaire et 50 points de grammaire, divisez tout cela par 40. En effet, cela vous aidera à vous rendre compte du travail à fournir chaque semaine, et donc à découper vos gros objectifs en plus petits, beaucoup plus faciles à atteindre.

Dans cette situation, vous devriez donc apprendre chaque semaine :

  • 5 kanji
  • 18 mots de vocabulaire
  • 2 points de grammaire

Dit comme ça, cela semble réalisable, pas vrai ? 😉

En travaillant du lundi au vendredi, cela vous fait 1 kanji par jour, environs 3 nouveaux mots de vocabulaire, et 1 point de grammaire tous les 2~3 jours. Et croyez-moi, c’est largement faisable, même en y consacrant peu de temps au quotidien 🙂

Vous allez ensuite imprimer un calendrier annuel découpé par semaine, et écrire ce que vous devez apprendre chaque semaine. Cette préparation en amont vous permettra d’avoir l’esprit tranquille lorsque vous vivrez vos journées bien remplies au quotidien. Vous n’aurez plus à vous demander quoi apprendre, quoi réviser, ou si vous êtes en retard pour l’examen.

Vous pouvez également créer votre propre planning de révisions, sur Excel ou autre. Cliquez ici pour télécharger un planning que j’avais créé pour mes élèves qui souhaitaient passer le JLPT en 2019.

Quelques astuces bonus pour vous faciliter la vie : utilisez ce logiciel pour mémoriser plus rapidement, et suivez ces 5 conseils si vous apprenez en autodidacte.

Lorsque vous réfléchissez à votre organisation à la semaine, n’oubliez pas de prendre en compte la fatigue et vos impératifs journaliers, et ne soyez pas trop dur envers vous-mêmes si vous n’avez pas atteint votre objectif. On a parfois des journées plus chargées que d’autres, mais ne vous cherchez pas non plus trop d’excuses pour justifier votre procrastination 😉 Soyez toujours honnête envers vous-mêmes et faites de votre mieux. C’est ce que j’ai appris grâce aux Accords Toltèques, et ça a littéralement bouleversé ma vie.

4- S’entourer de supports d’apprentissage fiables et adaptés

Le meilleur bricoleur ne pourra jamais faire de bon travail si ses outils sont mauvais. Et c’est exactement pareil pour vous : si vous choisissez de mauvais supports d’apprentissage, vous aurez beau y mettre du vôtre, vous ne progresserez pas aussi bien qu’avec un support adapté et fiable.

Si vous êtes débutant ou faux-débutant, je vous recommande d’utiliser une méthode comme le Minna no nihongo ou la formation OBJECTIF JLPT5 qui vous apportera toutes les connaissances nécessaires à la validation de l’examen.

Il est important de ne pas s’éparpiller et d’aller au bout de votre méthode. Choisissez un support qui vous convient, et utilisez-le jusqu’à ce que vous maîtrisiez intégralement son contenu.

Pour ce qui est de l’apprentissage des kanji, je vous recommande le livre Kanji Kakitai ; il est beaucoup plus clair que le Kanji to kana, et suit un ordre de progression logique qui vous sera plus utile pour le JLPT.

Le Kanji Kakitai comporte 600 idéogrammes, ce qui vous emmènera jusqu’à un JLPT3. Le Kanji to kana prendra la relève une fois que vous aurez fait le tour du Kanji Kakitai (donc pour les niveaux JLPT2~1).

Quel que soit le livre ou la méthode que vous choisissez d’utiliser, veillez à toujours croiser vos sources et à vérifier les informations que vous apprenez car il y a toujours une ou deux erreurs qui peuvent se glisser dedans, même dans les meilleurs livres du marché.

5- Être régulier et appliqué

Vous l’aurez sans doute entendu des milliers de fois, mais la régularité est la clé de tout progrès.

Il est beaucoup plus efficace de faire 10mn de japonais tous les jours plutôt que 2h d’affilée le dimanche.

Cela m’a été prouvé à chaque fois, pour tous mes élèves et dans mon propre parcours personnel. C’est comme pour le sport ou la musique, plus on pratique et plus on progresse, alors qu’une séance isolée de temps à autres ne sert quasiment à rien.

Il est essentiel de se répéter de manière régulière une information pour pouvoir la mémoriser. Vous ne pouvez pas espérer progresser significativement en japonais sans fournir un minimum d’efforts.

Donc si vous avez un emploi du temps chargé, allez à l’essentiel en ne faisant que peu de japonais par jour, mais en vous y tenant tous les jours. On conviendra d’un minimum de 3 fois par semaine pour entretenir ce que vous apprenez.

Si vous ne savez pas du tout comment vous organiser et que vous avez l’impression de ne pas avoir 1mn de libre à consacrer au japonais dans votre journée, le MODULE 0 de ma formation en ligne de japonais vous sera certainement d’une grande aide J

6- Faire (au minimum) un examen blanc

Maintenant que vous savez ce que vous devez apprendre et comment vous organiser au quotidien pour atteindre vos objectifs, il ne vous reste plus qu’à l’appliquer !

1 mois avant le jour J, je vous recommande très fortement de faire un examen blanc en respectant les conditions réelles du test (temps chronométré, silence, pas de dictionnaire ni distraction, etc).

Vous pouvez trouver gratuitement sur internet des tests blancs de JLPT comme ici pour l’épreuve de compréhension orale du N5, mais je vous conseille de vous procurer un livre comme celui-là pour avoir accès à plusieurs tests différents. L’idéal étant d’en faire un 1 mois avant, et un second 1 à 2 semaines avant le jour J.

Pourquoi faire un examen blanc ?

Le JLPT n’est pas qu’un simple examen de japonais. Il s’agit, certes, d’un QCM évaluant vos connaissances linguistiques, mais c’est avant tout une épreuve de gestion de temps. Si vous arrivez à l’examen sans vous être préparé correctement avant, vous risquez de perdre énormément de temps à comprendre ce qu’on attend de vous pour chaque épreuve.

En ayant déjà passé l’examen en amont, vous ne perdrez pas de temps inutilement à lire les consignes car vous saurez comment fonctionne chaque exercice (et certains sont un peu tordus !).

Ainsi, en vous entrainant tranquillement à la maison, vous verrez sur quelle épreuve vous perdez le plus de temps, et vous pourrez corriger ça de façon à être le plus efficace possible le jour J.

De même, en vérifiant votre score lors d’un examen blanc, vous pourrez vous rendre compte si vous avez beaucoup de marge, ou si au contraire il faut retravailler vos points faibles car cela vous pénalise pour atteindre le score minimal dans une épreuve. Vous pourrez ainsi concentrer tous vos efforts sur cette partie lors de vos derniers jours de révisions.

Il est également important de savoir que toutes les questions ne valent pas le même nombre de points. Certains sont notées sur 1, tandis que d’autres valent 4 ou 5 points. N’ayant pas la même valeur, il est recommandé de commencer par les questions à 5 points afin d’optimiser votre concentration dessus, quitte à bâcler un peu les questions à 1 point car elles valent 5 fois moins que les autres !

Vous avez accès au détail du scoring pour chaque question dans des ouvrages comme le Zettai Gôkaku.

L’examen du JLPT en résumé

L’examen du JLPT n’est pas une étape obligatoire dans votre parcours d’apprentissage du japonais, mais il vous sera indispensable si vous avez pour projet de partir étudier ou travailler au Japon. Il peut également vous aider à définir vos objectifs de progression et à maintenir un cap dans vos études afin de savoir dans quelle direction aller.

Avant de vous inscrire à l’examen, préparez-le un minimum pour que vous ne soyez pas surpris par les consignes le jour J, et que vous puissiez mettre toutes les chances de votre côté pour le valider.

Sur ce, bon courage à vous tous !

Avez-vous déjà passé un niveau du JLPT ?

Ou bien avez-vous pour projet de le tenter cette année ?

Racontez-moi votre parcours dans les commentaires ! 🙂

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4 commentaires

  • Tsuhya

    Hello Sophie,

    Merci beaucoup pour cet article instructif !
    J’ai passé le JLPT N4 en décembre dernier et… je l’ai raté à trois points près !
    Mais ça m’a super motivée pour le repasser cette année, car je serai bien mieux armée et cette fois, je ne ferai pas une crise de panique à deux semaines de l’examen !
    Je ne pensais vraiment pas avoir le niveau, je me pensais bien en deçà alors ça a été une bonne surprise de constater qu’il ne me manquait pas grand-chose pour le réussir…
    Je vais essayer d’appliquer tes conseils, je pense que ça va bien m’aider à m’organiser cette année 🙂

    • Sophie - Cours de Japonais

      S’il ne te manquait que 3 points, ça représente juste 1 grosse question (ou 3 petites), donc vraiment pas grand chose !
      Tu en es capable, et il te reste beaucoup de temps pour bien le préparer. Ça va le faire !!
      N’hésite pas si tu as besoin de conseils ou autre 🙂

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